OROUNI

Publié le par Frédéric Gille

L'artiste parisien, de passage au citron pour une soirée avec Benjamin Fincher et Yosemite, nous parle de son projet personnel, mais au final partagé, qu'est Orouni à travers une interview calme et tout aussi plaisante que sa musique.

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Le projet Orouni existe depuis combien de temps ?
Depuis 2005, j’étais au Danemark pour mes études. C’est là que j’ai commencé à enregistrer mes premières chansons avec les moyens du bord. Je les ai mises sur le net.
 
Le nom est arrivé comment ?
C’est issu du roman Sur la route de Jack Kerouac. C’est une onomatopée créée par un jazz man que le héros va voir jouer dans un bar.  Ce jazz man créait des mots, il crie orouni dans ses chansons. On peut même trouver des vidéos sur You Tube.
 
Donc tu as choisi ce nom parce que tu as beaucoup aimé le roman et aussi pour le jazz ?
Pas vraiment, ni l’un, ni l’autre. Le roman est bien mais il y a certaines longueurs. C’est surtout pour le jeu de langage. J’aime bien inventer des mots. Ce n’est pas un nom qui existe ailleurs comme Television. Cela c’est fait peut être inconsciemment par rapport à l’ère de google. Si on tape Orouni on tombe forcément sur moi. C’est un nom unique à l’inverse de the machin.
 
Ton premier enregistrement tu l’as sortis rapidement ?
Le premier EP je ne sais pas trop quand il est sorti, certainement en mai 2005. Je venais de faire mon premier concert. En décembre 2006 est sorti mon premier album et là je travaille sur le deuxième album.
 
Tu as longtemps été seul avant de rencontrer la seconde voix que l’on entend sur certains morceaux de ton My Space ? 
Sur disque je fais tout seul. Pendant longtemps j’ai été seul. Il y a ensuite eu un clavier qui joue aussi de la  guitare qui m’a rejoint puis une personne qui fait la batterie. Mais c’est vrai qu’il y a une chanteuse, Emilie, qui m’accompagne sur deux morceaux. J’espère qu’elle chantera sur 4 morceaux pour l’album.
 
Avant de revenir en France tu es resté longtemps au Danemark ?
Je suis resté un an et demi, j’ai fait un concert dans un festival. Il était très bien organisé. Il y avait une bonne promo, un bon cachet. Mais le retour en France s’est bien passé. J’ai facilement trouvé mon premier concert. C’était avec un ami qui avait besoin d’une première partie. Ensuite avec mon premier EP j’ai démarché. En général les gens étaient assez sensibles et ça à bien marché.
 
Pour le premier album tu étais autoproduit, pour le second tu penses avoir un label ?
Pour l’instant c’est toujours autoproduit. J’enregistre avec mon ordinateur. Je vais bien sûr démarcher, mais si je ne trouve pas de label ce ne sera pas un problème.
 
Par rapport à l’enregistrement de ce second album tu penses en être où ?
J’en suis à 80 %. J’aimerais pouvoir le sortir en juin, sinon se sera en septembre. Surtout que quand il sera fini, il restera le mastering, la pochette, le pressage.
 
Pour le visuel tu as quelqu’un qui t’aide ?
C’est moi qui ai le dernier mot, mais je délègue. J’ai une bonne idée de ce que je souhaite. Pour le premier album c’est mon frère qui l'a faite. Pour le second, j’ai trouvé un designer.
 
Tu m’as dit que tu avais deux musiciens qui jouaient avec toi, c’est stable ?
Oui c’est stable, ce sont des amis. Il n’y a pas que la musique qui nous lie. Au début je ne jouais qu’avec une personne qu’on appelera l’homme mystère, il souhaite garder l’anonymat. Il m’accompagne au clavier ou à la guitare. Ensuite un batteur nous a rejoints. Il a son projet Milk and Fruit Juice où je joue aussi. Tout cela fonctionne bien, j’espère que ça va continuer longtemps comme cela.
 
Depuis qu’il joue avec toi, ils s’investissent dans la composition des morceaux ?
En fait c’est un peu symétrique entre mon projet et Milk and Fruit Juice. C’est tacite chacun apporte à l’autre sur scène, mais chacun garde son projet personnel en terme de composition.
 
Milk and Fruit Juice, c’est un projet complètement différent ?
C’est plus ukulélé, et lui il y a de vraie partie de batterie alors que moi c’est simplement des percussions.  Il travaille sur son premier album. Moi il y a les influences folk de Bob dylan, pop de Belle and Sebastians,  plus sautillante des kinks, et électrique des Velvet Underground. Ce côté électrique sera plus présent sur le deuxième album. Il y a aussi Léonard Cohen.
 
Le concert de soir c’est une date ponctuelle ?
Je suis basé à Paris, c’est Benjamin Fincher qui m’a proposé de l’accompagner pour la date de se soir. Il m’avait déjà fait venir jouer à Lyon au Jonnhy's Kitchen. C’est donc une date ponctuelle. J’essai juste de mené les deux de fronts. Pour ne pas disparaître de la scène pendant l’enregistrement et puis pour tester de nouvelles chansons sur scène.
 
Quoi qu’il arrive tu enregistre tout seul, tu as une formation classique ?
Oui je m’occupe de tout. J’ai fait deux ans de guitare classique. Pour le piano j’ai appris tout seul, je n’ai pas un très bon niveau mais je me débrouille.
 
Et les morceaux sorte facilement ?
Pour le processus de composition, je commence par la partie guitare, elle vient assez vite. Après cela peut  prendre beaucoup de temps pour trouver la partie clavier. C’est vrai qu’un morceau peut naître dans la douleur, mais ce n’est pas toujours le cas.
 
Tu consacre beaucoup de temps ?
Niveau disponibilité comme je travaille seul, c’est plus facile. Tout mon temps libre y passe, quand je rentre le soir, le weekend aussi. Surtout en ce moment comme j’ai vraiment envie de finir l’enregistrement de l’album. Je me force vraiment à avancer.
 
Ce nouvel album il racontera une histoire ?
La thématique du premier était centrée sur le narrateur. Le deuxième racontera des histoires à la troisième personne. Il sera extériorisé, j’en avais marre de parler de moi. Ce ne sera pas une histoire de a à z mais plus des histoires individualisés
 
Le premier album c’est bien écoulé, des bons retours ?
Il y a eu beaucoup de bonnes chroniques dans les webzines, pas mal de retour, mais la vente n’a pas suivi. J’en ai vendu 130 alors que j’en avais pressé 500. Il était en vente à la FNAC à Paris et Nice, à Gibert à Lyon, chez le disquaire Ground Zéro à Paris et sur internet : Amazon, itunes. Pour le second j’espère pouvoir avoir une meilleure diffusion. C’est difficile quand tu n’as pas de label qui te distribue et qui mène une campagne autour de la sortie de l’album.
 
Pour finir, le plus en live ?
Quand je réécoute l’album, je me rends compte que c’est très calme. Il y aura plus d’énergie sur scène, plus de fougue. L’album est sorti il y plus d’un an et les morceaux ont évolué. Sinon je vais jouer ce soir pour la première fois en concert avec un ommichord. C’est un petit clavier électronique, je ne l’utilise pas sur mes enregistrements mais j’ai adapté des morceaux pour cet instrument. Ce sera ça le supplément de ce soir.

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Publié dans Interviews artistes

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dissertation proposal 11/09/2009 10:16

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