XANTHINE

Publié le par Frédéric Gille

La power pop est leur crédo, ils viennent de signer leurs second EP dans leurs nouvelle formule et nous viennent de Clermont-Ferrand, vous avez reconnu Xanthine. Le trio clermontois fan de l'ASM venu pour continuer leur percé nous accorde une interview juste avant leurs balances au Citron. 

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Bonjour moi c’est Frédéric, reporter pour le Citron et vous ?
Damien : On est Xanthine, moi c’est Damien, bassiste et chœur un petit peu mais bien.
Victor : Oui enfin tu essaies de chanter, il paraît que chanter faux c’est faire du rock aujourd’hui. Moi c’est Victor, guitare chant.
Pierre : Moi c’est Pierre, batteur et on vient de Clermont Ferrand

Le groupe à pris naissance à Clermont Ferrand ?
V. : Oui. En fait Xanthine existe depuis six ans. C’est mon projet à la base. Le groupe a pas mal changé de membres. Il y a quelques temps, certains on prit d’autres chemins. Deux membres du groupe jouaient dans Kissinmas, ils ont préféré continuer avec ce groupe. L’autre guitariste a alors décidé de monter son projet folk St Augustine, il sera aux découvertes du printemps de Bourges cette année. Je me suis du coup un peu retrouvé seul, à l’époque on passait sur le mouv’ dans les autoprod. On avait un morceau sur une compilation rocksound. Tout ça me donnait envie de continuer. J’ai alors rencontré Pierre lors d’un concert à la copé et je lui ai proposé de rejoindre Xanthine.
P. : Exact. En fait, je joue dans un projet Hardcore, Fat Ass, mais j’ai toujours aimé la pop et le projet me plaisait donc j’ai rejoint Victor. Je joue toujours en parallèle avec Fatas
D. : Je jouais dans un autre groupe. Je l’ai quitté pour rejoindre Xanthine. Ca fait deux ans maintenant que l’on joue ensemble
 
Et tous ces changements ont eu quelles conséquences sur le groupe ?
V. : Les influences sont les mêmes, mais avec l’arrivée de Damien et Victor, je les trouve mieux digérées.
D. : C’est plus dépouillé, avant ils étaient quatre dans le groupe. A trois on va directement à l’essentiel, le trio c’est l’énergie pure. Un format ou chacun doit avoir sa place et où la cohésion est très importante. Il y a aussi eu le passage à l’anglais.
V. : Oui en fait Xanthine chantait en français. Pendant un an on a continué sur cette formule, mais on s’est vite aperçu que les phonèmes anglais correspondaient mieux à ce que l’on fait. Ca nous a aussi rapprochés de nos influences qui sont anglo-saxonnes. C’est tout simplement plus cohérent et ça passe mieux. On arrive à rentrer dans des circuits qu’on n’arrivait pas à intégrer. Certains trouvaient qu’en français c’était ringard et maintenant ils trouvent cela rock’n roll. Xanthine c’est power pop, il y a donc beaucoup de mélodie. En français ça peut vite devenir variétoche.
P. : Oui, enfin Xanthine c’était un peu mou du cul avant. J’ai toujours aimé le style de Victor, ses compositions tendus, mais ça ne suivait pas derrière. Je lui ai dit ce que j’en pensais et que je voulais rendre tout cela plus énergique. Le batteur de Nada Surf, même si il joue dans un groupe power pop, il envoie. Alors j’ai dit à Victor, on va faire un truc comme ça. J’ai plus d’expérience dans le hardcore, mais attention ce n’est pas du métal, je ne suis pas tout le temps en train de blaster.
D. : En fait, j’ai une formation de batteur, je suis un faux bassiste. C’est vrai que le jeu très aérien de Pierre apporte beaucoup. Pour le coup c’est un batteur que l’on entend.
V. : Je dirais même que Pierre a posé des rythmes qui ont révélé le côté tendu de mes rifs.
P. : Arrêtez, je vais pleurer
V. : Non, mais vraiment. Avant je n’avais peut être pas ce rythme qui me soutenait. J’ai aussi changé ma façon de composer. Avec une guitare solo je composais les lignes de ma guitare à cheval sur la basse maintenant je les dissocie.
 
En tout cas deux EP en deux ans, vous enregistrez beaucoup, pourquoi ?
V. : On part du principe qu’un enregistrement c’est un instantané. On aime ce côté. On est vraiment pas dans la logique de l’album, par exemple on a deux nouveaux titres, je pense que l’on va vite les enregistrer. Tout ça c’est bien sûr du do it yourself, mais on le fait dans de bonnes conditions. On n’enregistre pas dans un garage, même si ça peut être honorable, ce genre de lieu peut permettre d’avoir les sons bruts
 
Et vous composez beaucoup, chaque répétition est l’occasion de préparer de nouveaux morceaux ?
P. : Si on répétait plus souvant on le ferait, mais comme je suis étudiant à Montpellier, les répétitions ont toujours lieu avant des échéances, enfin très souvent. C’est Victor qui compose chez lui, on revient dessus avec Damien pendant les répétitions.
V. : En fait j’arrive avec un truc. Je suis tout content et au final beaucoup de choses changent. One and the same, qui est un des morceaux du maxi, est ternaire. Pourtant quand je suis arrivé avec en répétition, il était binaire. Sur le coup il y a de la frustration parce que tu t’es imaginé un truc mais au final j’aime ce mode de fonctionnement.
P. : On considère vraiment la musique en tant que groupe. C’est important de noter cela.
 
Peut être parce que vous avez découvert la musique à travers des groupes et non des artistes, non ?
P. : Je n’avais jamais fait le rapprochement mais ça doit être ça.
V. : Nos influences principales sont Weezer et Nada Surf mais, allez on va te citer des trucs un peu moins connu. J’aime beaucoup la scène belge avec Girls in Hawaï, Malibu Stacy et Metal Molly, qui n’existe plus. Il y a aussi tout ce qui est californien avec les Fontains of wayne. On reste open à tout ce qui se fait maintenant. Il y a pas mal de monde aujourd’hui qui ne jurent que par les années 70. Si on voulait faire les péteux on te dirait qu’on écoute les Kinks au lieu de dire Weezer qui sont les héritiers des Kinks.
 
On entend dire qu’à Clermont ça bouge bien pour le rock, alors ?
 V. : Clermont rock city ! A Clermont, il y a une grosse structure, la Coopérative de mai. Elle essai de faire monter les groupes, mais il faut être dans le bon wagon. Aujourd’hui c’est plus le garage et le folk qui montent dans l’ascenseur. Après on les a rencontrés il y a peu de temps et ça c’était bien passé, on attend maintenant. Pour l’instant on avance seul et tant que la création sera là, que l’on prendra du plaisir on continuera. Même si c’est plus difficile que dans le Hardcore par exemple où les échanges de dates sont plus fréquents.
P. : C’est vrai qu’avec Fat Ass on tourne plus.
 
Mais dans ton esprit, Pierre, c’est clair, si l’un te propose un concert à Paris et l’autre un concert le même jour à Londres, tu choisis lequel ?
P. : C’est déjà arrivé, mais pas entre ces deux villes. En fait, je pars du principe que c’est le premier qui m’a prévenu pour un concert, même s’il est petit, qui a la priorité. Ca n’a jamais été un frein.
 
Pour finir, quels suppléments les spectateurs vont trouver dans vos concerts par rapport à vos enregistrements ?
V. : Comme on te disait tout à l’heure, on essai d’enregistrer dans les conditions d’un live. Donc au niveau du son il n’y a pas de surprises, peu être un côté encore plus brut. Il y a bien sûr l’énergie du concert et le fait de nous voir.

P. : L’autre jour, deux personnes sont venue me voir à la fin d’un concert à la Coopé et m’on dit : « On vous avait vus dans un petit bar, on n’avait pas trop aimé, mais la on a prit une claque ». Au final je pense que Xanthine on aime ou on n’aime pas, il n’y a pas d’entre deux.


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