LETHARPOP FACE B

Publié le par Frédéric Gille

Place aux risques, à l’imprévu, l’inattendu. La face B, parfois inconnue, révèle souvent de très beaux morceaux et des interprétations originales. Pour la soirée Letharpop, il y avait suffisamment d’ingrédients pour la remplir. Purple Lords, A*Song et Ravenhill s’en sont chargés, avec au passage une belle surprise pour finir.

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Le rock des Purple Lords inspiré des Sonic Youth a toujours séduit le Citron. En acoustique, la donne change et le groupe réinterprète ses morceaux pour se muer en groupe de country, blues rock. Le thème du set était Johny Cash. Reprendre cet artiste sublime n’est pas chose aisé à faire, pari réussi sur la reprise jouée par le combo. Un blues pour clore ce concert bien inspiré, le public en redemande encore.
 
Mais où est Alexy ? A*Song avait perdu son basiste et Benjamin etait revenu à la batterie pour ce concert. Malgré les changements, l’esprit reste. Matthieu (Deja Vu) assure à la basse, même en inversé, et Kooz (Talens Trio) lui aussi à la basse se rappelle au bon souvenir de Coffee Baby. Ce set rock emmené par la voix puissante de Thibault sonne comme le groupe écossais The Zutons. Cela par des pieds qui tapent en rythme et monte jusqu’à la tête qui bouge dans le tempo, impossible de rester de marbre.
 
Ravenhill, groupe de rock progressif, venu sans batteur, pensant jouer le jeu de l’acoustique à finalement trouver en la personne de Frank (Purple Lords) un batteur qui a su se fondre dans le tempo du set. Un concert, où la voix de Sylvain a fait mouche, un quelque chose de Jeff Buckley, en particulier sur la reprise de Perfect Day de Lou Reed. Les morceaux dans cette formule acoustique ne rendent pas la pleine mesure du groupe mais dans la cave du Citron le public ne semblait pas s’en déplaire. Une piste d’étude pour cette toute nouvelle formation lyonnaise.
 
La fin de la soirée se termine en bœuf, Sylvain (Ravenhill, Fireball F.C.) lance une jam session, il invite tout les musiciens à venir sur scène. Reprises des Doors, Stooges… s’enchaînent. Julien (MINF) revenu de son concert au Ninkasi est même sur scène. La famille lyonnaise réunie au sein même du lieu qui les a vu naitre, j’ai nommé le CITRON.

Publié dans Chroniques de concerts

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