DA BRASILIANS

Publié le par Frédéric Gille

« On est vraiment dans le partage »

Changement de lieu pour les cinq membres du groupe, après avoir joué au Show Case, une boîte branchée parisienne avec le demi à 10 euros, ils arrivent au Citron. Lequel de ces deux cadres convenait le mieux ? Voici la réponse :
 
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Da Brasilians, bonjour. Si vous signiez demain avec un label et qu’il vous donnait carte blanche, quel serait le format de l’album que vous souhaiteriez enregistrer ?
On achèterait un studio d’enregistrement (rires). Non, mais Il y aurait entre 10-12 chansons. On a le contenu. Il serait naturel, efficace. Pour ce qui est de la pochette, elle serait bucolique. Sur le premier album, il y avait une peinture en couverture : une peinture de la maison de famille de Rémi qui est sur l’île anglo-normande de Chausey. Ce sera surrement dans la même veine. Chacun a ses petites idées. A la fin du mois nous serons fixés pour ce qui est des moyens financiers. A priori on va s’auto produire. Nous avons l’intention de le faire cet été. On a donc encore le temps d'y réfléchir.
 
Comment pensez-vous être arrivés à cette musique rock, folk aux sonorités West Coast ?
Peut être Chausey, la West Coast française (rires). Pour nous, la pratique de la musique a débuté aux cours de soirées lycéennes, genre feu de camp. On jouait le long de la Vire à St Lô, soirée classique quand tu habites une ville où il ne se passe rien. Forcément, on jouait des morceaux des Beatles, Beach Boys, Eagles. Mais tout ça, dans le respect du voisinage ! On écoutait beaucoup d’albums que l’on se filait les uns aux autres. Les albums font fantasmer, tu peux t’imaginer dans les années 70 et c’est parti. C’est donc tout naturellement que nous sommes arrivés à ce style.
 
A quel niveau ces groupes que vous avez écoutés, repris lors de ces soirées, influencent votre musique ?
Parfois la musique que tu écoutes peut mettre plusieurs années pour avoir un impact sur ce que tu fais. Les arrangements on peut s’en inspirés, mais tu es toujours unique. L’innovation, l’originalité en musique ce n’est pas obligatoire, surtout si c’est pour faire de la merde. On fait de la musique qui a les mêmes sonorités que le rock des années 70, mais on ne sonne pas rétro. Si on avait vécu à cette époque peut être qu'on n’aurait pas joué ce genre musical. Ils nous ont donc forcément influencé.
 
Quelles sont vos motivations lorsque vous composez un morceau et pourquoi chantez vous à plusieurs voix ?
Pour nous ce qui compte c’est la mélodie. Il faut que le morceau transmette de l’émotion. On aime faire évoluer le style de chaque chanson en travaillant sur la rythmique. Parfois on aimerait faire plus de construction, mais comme nous n’avons pas une super technique nous n'allons pas trop loin. Après, est ce que la technique est essentielle pour faire de la bonne musique ? Sur le premier album des Byrds , ce n’est pas les Byrds qui jouent. Ils ont composé et ensuite recruté des musiciens pour enregistrer l’album. Après, ils sont devenus très fort, au début ce n’était pas le cas. Pour ce qui est du chant, on a toujours tous chanté. C’est agréable de chanter et d’écouter chanter. C’est comme donner et recevoir du plaisir. On est vraiment dans le partage. Le plus dur c'est de garder sa ligne de chant.
 
Maintenant que vous êtes un groupe confirmé, continuez-vous à aller voir des concerts en tant que spectateurs ? Et y alliez vous avant aussi ?
Les concerts, on a toujours aimé y aller. Vers 14 ans on est allé à notre première Route du Rock et l’année suivante à Reading. Puis, on a fait Benicassim et d’autres grandes messes du rock à travers l’Europe. Maintenant, à part la Route du Rock, nous n’allons plus dans les grands festivals. C’était un truc de la vingtaine. Le côté usine on en veut plus. Bien sur, on aimerait y jouer. Aujourd’hui, on va voir les groupes comme nous, qui joue dans des lieux comme la Flèche d’ Or.
 
Et de votre côté, des concerts programmés dans les mois qui viennent ?
Nous allons jouer au Festival des Inaperçus à Paris et une date est prévue à Perpignan. Nous n’avons pas de tournée organisée. En général les dates sur Paris tombent très peu de temps avant. On espère en faire le plus possible. C'est simplement un peu compliqué avec nos emplois du temps respectif.

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