FIREBALL

Publié le par Frédéric Gille

Je suis punk, ma musique, non ! 

Interview d' Edward  Bouillon, coach et guitariste des Fireball.Paniniedward.png

Le second album de Fireball vient de sortir. Comment s’est passée sa construction et quelle est l’évolution par rapport au premier ?
Sur le premier, je composais beaucoup plus. Là, Alexis qui travaille aussi avec A*Song est arrivé avec 70 % des morceaux. Je me suis donc attaché à la production de l’album. Beaucoup de musiciens et chanteurs d’autres formations lyonnaises sont venus participer au projet. On les retrouve tous sur la pochette de l’album. A la base, j’aimerais bein garder les mêmes musiciens. Ce n’est pas le cas, mais je m’y fais bien. Cet album est moins pink-floydien que le premier. Il reste coloré 70’s mais va dans touts les sens. Il faut dire qu’il a été fait un peu rapidement. Je pense tout de même que le résultat est raffiné, je suis satisfait.
 
Allez-vous faire beaucoup de dates avec ce contenu, ou vite retourner vers d’autres projets ?
On va le défendre un peu. Thibault va revenir, et j’ai un nouveau bassiste, Sly. Des dates à Angers, Clermont, Marseille et Lyon sont prévues pour l’instant. J’aimerais que le groupe se développe, cela semble possible. Pour percer plus facilement on va faire un maxi de cinq titres. Ce seront des morceaux plus courts, plus efficaces. Il y aura deux nouvelles versions de She’s Fine et Technicolor Party ainsi que trois inédits. L’album, c’est plus pour le plaisir personnel de chacun. Pour percer, déjà que ce n’est pas facile, il faut faire quelque chose qui rentre un peu plus dans les rails. On fera donc beaucoup de promo avec ce futur maxi.
 
L’univers du foot est très présent dans l’album, jusqu’à son titre You’ll never walk alone, hymne des supporters de Liverpool. D’où vient tout cela ?
J’aime le foot. Ce sport est hyper sensuel, comme l’est la musique des années 70. En Angleterre, il est normal d’être fan d’une équipe et d’un groupe de pop. En France, non. En France on aime les cases. Ce qui n’est pas le cas en Angleterre et aux Etats-Unis. Le titre c’est un hommage à la fois à l’Angleterre, à Liverpool, ville des Beatles et aux Pink Floyd.
 
Donc pas d’anti-américanisme, comme le veut la pensée globale française ?
Les Etats-Unis, ce n’est pas tout noir. Ce n’est pas que des mecs à cravates qui se mettent des stocks options. C’est 300 millions d’habitants aux pensées très diverses. Les Américains aiment le rock et adorent sortir. Pour un groupe c’est assez facile de tourner, d’aller de ville en ville. Les Etats-Unis, c’est la classe. Les meilleurs groupes ont tous réussi là bas. On nous a déjà dit que si on était né aux Etats-Unis, on aurait mieux marché.
 
Votre look est en adéquation avec le son et l’époque des 70’s. Pour vous, tout est lié ?
La musique se réfère à son époque. Dans les années 70, il y avait beaucoup de liberté, tu l’entends dans les albums. C’était le bordel, on ne se prenait pas au sérieux. Comme j’aime à dire, il faut savoir ne pas se prendre au sérieux tout en faisant des choses sérieuses. Pas mal de groupes actuels ont la philosophie inverse. Pour le look, avant il passait après la musique. Je vois aussi les choses comme cela, mais notre look est forcément en adéquation avec notre musique. On met donc des maillots d’époque.
 
Quand sera-t-il possible d’obtenir les images Panini des membres du groupe ?
 Les images vont être distribuées pendant les concerts et il sera possible de les commander par internet. J’ai une certaine nostalgie de ces albums Panini.
 
Pour finir, le 4-3-1-2 représenté au dos de l’album par les titres des morceaux est il volontaire ?
Non, non, c’est un 4-4-2 à l’ancienne avec un dix derrière les deux attaquants et un milieu en losange. Un schéma offensif, comme notre musique, on ne joue pas en 5-3-2, mais dans cette tactique offensive avec un libero qui monte.

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