LES 7 DIFFERENCES

Publié le par Frédéric Gille

7differencespoissonsb.gifLes premières sont en générales flagrantes. Au premier coup d’œil elles sautent aux yeux. Les Royal Teas sont cinq, les (lovely) Napkins quatre. Regardons les instruments, deux guitares, une basse, une batterie, identique. Au niveau vestimentaire, les parisiens sont dans les classiques rock du moment. Les lyonnais, plus sobres, passeraient inaperçus dans une foule. Ceci semble être un détail, mais détrompez vous, cela colle. Les Napkins ont ce côté punk qui les raprochent des Sex Pistols alors que les Royal Teas ont celui brit pop des Supergrass.

La troisième différence est donc celle du rythme. Le combo francilien joue vite, avec beaucoup d’énergie. Celle-ci est aussi présente chez les Rhône-Alpins mais la mélodie est plus calme, plus ronde. A l'écoute, l’utilisation des deux guitares se comprend parfaitement chez les Royal Teas. Elles ont chacune leur partie et apportent à tour de rôle de très beaux solos. Pour les Napkins, cette configuration instrumentale ne trouve pas sur chaque morceau son écho. Elle fonctionne sur des morceaux comme A-YA mais sans sa guitare Roméo devient un chanteur incroyable, imprévisible, un véritable show man. Le rappel se fera d’ailleurs sur une reprise de Saul Williams et ce à la demande du public, morceau joué avec une seule guitare. 

Points communs, les deux concerts ont un très bon impact sur le public. Cependant, l’hystérie présente sur scène en la personne de Roméo, se retrouve plus dans le public pour le set d'Etienne et ses compères. Il faut dire que ces derniers jouaient à domicile. Différence difficile à trouver tant les Parisiens ont semblé à l’aise sur la scène du Citron.

La septième différence est en termes de dates. Les (lovely) Napkins nous ont fait le plaisir de venir jouer à Lyon. Alors messieurs les Royal Teas rendez l’appareil et rendez-vous sur Paris. C’est le moindre mal que l’on vous souhaite, vue la qualité de vos concerts.
 

Publié dans Chroniques de concerts

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