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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 15:27
L'artiste parisien, de passage au citron pour une soirée avec Benjamin Fincher et Yosemite, nous parle de son projet personnel, mais au final partagé, qu'est Orouni à travers une interview calme et tout aussi plaisante que sa musique.

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Le projet Orouni existe depuis combien de temps ?
Depuis 2005, j’étais au Danemark pour mes études. C’est là que j’ai commencé à enregistrer mes premières chansons avec les moyens du bord. Je les ai mises sur le net.
 
Le nom est arrivé comment ?
C’est issu du roman Sur la route de Jack Kerouac. C’est une onomatopée créée par un jazz man que le héros va voir jouer dans un bar.  Ce jazz man créait des mots, il crie orouni dans ses chansons. On peut même trouver des vidéos sur You Tube.
 
Donc tu as choisi ce nom parce que tu as beaucoup aimé le roman et aussi pour le jazz ?
Pas vraiment, ni l’un, ni l’autre. Le roman est bien mais il y a certaines longueurs. C’est surtout pour le jeu de langage. J’aime bien inventer des mots. Ce n’est pas un nom qui existe ailleurs comme Television. Cela c’est fait peut être inconsciemment par rapport à l’ère de google. Si on tape Orouni on tombe forcément sur moi. C’est un nom unique à l’inverse de the machin.
 
Ton premier enregistrement tu l’as sortis rapidement ?
Le premier EP je ne sais pas trop quand il est sorti, certainement en mai 2005. Je venais de faire mon premier concert. En décembre 2006 est sorti mon premier album et là je travaille sur le deuxième album.
 
Tu as longtemps été seul avant de rencontrer la seconde voix que l’on entend sur certains morceaux de ton My Space ? 
Sur disque je fais tout seul. Pendant longtemps j’ai été seul. Il y a ensuite eu un clavier qui joue aussi de la  guitare qui m’a rejoint puis une personne qui fait la batterie. Mais c’est vrai qu’il y a une chanteuse, Emilie, qui m’accompagne sur deux morceaux. J’espère qu’elle chantera sur 4 morceaux pour l’album.
 
Avant de revenir en France tu es resté longtemps au Danemark ?
Je suis resté un an et demi, j’ai fait un concert dans un festival. Il était très bien organisé. Il y avait une bonne promo, un bon cachet. Mais le retour en France s’est bien passé. J’ai facilement trouvé mon premier concert. C’était avec un ami qui avait besoin d’une première partie. Ensuite avec mon premier EP j’ai démarché. En général les gens étaient assez sensibles et ça à bien marché.
 
Pour le premier album tu étais autoproduit, pour le second tu penses avoir un label ?
Pour l’instant c’est toujours autoproduit. J’enregistre avec mon ordinateur. Je vais bien sûr démarcher, mais si je ne trouve pas de label ce ne sera pas un problème.
 
Par rapport à l’enregistrement de ce second album tu penses en être où ?
J’en suis à 80 %. J’aimerais pouvoir le sortir en juin, sinon se sera en septembre. Surtout que quand il sera fini, il restera le mastering, la pochette, le pressage.
 
Pour le visuel tu as quelqu’un qui t’aide ?
C’est moi qui ai le dernier mot, mais je délègue. J’ai une bonne idée de ce que je souhaite. Pour le premier album c’est mon frère qui l'a faite. Pour le second, j’ai trouvé un designer.
 
Tu m’as dit que tu avais deux musiciens qui jouaient avec toi, c’est stable ?
Oui c’est stable, ce sont des amis. Il n’y a pas que la musique qui nous lie. Au début je ne jouais qu’avec une personne qu’on appelera l’homme mystère, il souhaite garder l’anonymat. Il m’accompagne au clavier ou à la guitare. Ensuite un batteur nous a rejoints. Il a son projet Milk and Fruit Juice où je joue aussi. Tout cela fonctionne bien, j’espère que ça va continuer longtemps comme cela.
 
Depuis qu’il joue avec toi, ils s’investissent dans la composition des morceaux ?
En fait c’est un peu symétrique entre mon projet et Milk and Fruit Juice. C’est tacite chacun apporte à l’autre sur scène, mais chacun garde son projet personnel en terme de composition.
 
Milk and Fruit Juice, c’est un projet complètement différent ?
C’est plus ukulélé, et lui il y a de vraie partie de batterie alors que moi c’est simplement des percussions.  Il travaille sur son premier album. Moi il y a les influences folk de Bob dylan, pop de Belle and Sebastians,  plus sautillante des kinks, et électrique des Velvet Underground. Ce côté électrique sera plus présent sur le deuxième album. Il y a aussi Léonard Cohen.
 
Le concert de soir c’est une date ponctuelle ?
Je suis basé à Paris, c’est Benjamin Fincher qui m’a proposé de l’accompagner pour la date de se soir. Il m’avait déjà fait venir jouer à Lyon au Jonnhy's Kitchen. C’est donc une date ponctuelle. J’essai juste de mené les deux de fronts. Pour ne pas disparaître de la scène pendant l’enregistrement et puis pour tester de nouvelles chansons sur scène.
 
Quoi qu’il arrive tu enregistre tout seul, tu as une formation classique ?
Oui je m’occupe de tout. J’ai fait deux ans de guitare classique. Pour le piano j’ai appris tout seul, je n’ai pas un très bon niveau mais je me débrouille.
 
Et les morceaux sorte facilement ?
Pour le processus de composition, je commence par la partie guitare, elle vient assez vite. Après cela peut  prendre beaucoup de temps pour trouver la partie clavier. C’est vrai qu’un morceau peut naître dans la douleur, mais ce n’est pas toujours le cas.
 
Tu consacre beaucoup de temps ?
Niveau disponibilité comme je travaille seul, c’est plus facile. Tout mon temps libre y passe, quand je rentre le soir, le weekend aussi. Surtout en ce moment comme j’ai vraiment envie de finir l’enregistrement de l’album. Je me force vraiment à avancer.
 
Ce nouvel album il racontera une histoire ?
La thématique du premier était centrée sur le narrateur. Le deuxième racontera des histoires à la troisième personne. Il sera extériorisé, j’en avais marre de parler de moi. Ce ne sera pas une histoire de a à z mais plus des histoires individualisés
 
Le premier album c’est bien écoulé, des bons retours ?
Il y a eu beaucoup de bonnes chroniques dans les webzines, pas mal de retour, mais la vente n’a pas suivi. J’en ai vendu 130 alors que j’en avais pressé 500. Il était en vente à la FNAC à Paris et Nice, à Gibert à Lyon, chez le disquaire Ground Zéro à Paris et sur internet : Amazon, itunes. Pour le second j’espère pouvoir avoir une meilleure diffusion. C’est difficile quand tu n’as pas de label qui te distribue et qui mène une campagne autour de la sortie de l’album.
 
Pour finir, le plus en live ?
Quand je réécoute l’album, je me rends compte que c’est très calme. Il y aura plus d’énergie sur scène, plus de fougue. L’album est sorti il y plus d’un an et les morceaux ont évolué. Sinon je vais jouer ce soir pour la première fois en concert avec un ommichord. C’est un petit clavier électronique, je ne l’utilise pas sur mes enregistrements mais j’ai adapté des morceaux pour cet instrument. Ce sera ça le supplément de ce soir.

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Par Frédéric Gille - Publié dans : Interviews artistes
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 18:51

Un trio, ils font de la power pop, ils sont jeunes et viennent de sortir un EP, et non ce n'est pas la deuxième mi-temps avec Xanthine. Appletop, groupe toulonnais formé il y a trois ans, nous livre à travers une interview la vision qu'ils ont de leur projet mais aussi de la musique.

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Ce soir c’est votre première date à Lyon ?
Olivier : Oui, c’est notre premier concert à Lyon. Hier on était à Clermont-Ferrand avec Xanthine, la fréquentation un peu difficile mais on n’a pas trop mal joué et on a été très bien accueilli.
Nicolas : Pour tout dire il n’y avait pas foule. Le bar était excentré, c’est le début des vacances, ça n’était pas évident.
O. : On a trouvé cette date à Clermont après avoir eu celle de ce soir. On s’est dit, pourquoi ne pas trouver un concert la vieille dans le coin en proposant au groupe de venir ensuite jouer avec nous à Lyon. On a regardé sur Myspace les groupes qui tournaient dans la région. Xanthine cherchait des dates. J’ai envoyé un smilet qui en disait long et on a fait l’échange de date.
 
Cela tombait bien vue que vous êtes dans le même créneau que Xanthine
O. : Oui complétement
 
Qui est ?
Le groupe : Power pop
 
Mais quelles différences pensez-vous avoir avec eux ?
O. : Je pense que nous avons un côté rock américain avec de grosses distos, un son plus lourd, plus bruyant et plus new wave. Eux me font plus penser à du song writting américain avec une orchestration rock.
Pierre : C’est vraiment difficile de dire exactement ce que l’on fait mais les plus grosses influences restent le rock indé des Sonic Youth et la new wave des Cure.
 
Une petite biographie du groupe ?
O. : Fin mars ce sera notre troisième anniversaire. Au début on était 4, il y avait un chanteur et c’était plus pop que power. On s’est rencontré à travers des concerts. On faisait tous parties de groupes différents. Enfin Pierre et Nicolas jouaient dans le même groupe.
P. : C’étaient des mauvais groupes alors on a splité pour former Appletop. On a très vite commencé les concerts. Dès le départ on a même essayé de s’exporter en dehors de Toulon avec des dates à Marseille. Mais nous n’étions pas en place, nos morceaux n’étaient pas très bien écris. On était maladroit sur scène. Donc ça n’a pas été des réussites. Depuis on a progressé, on a une approche différente. On doit aujourd’hui en être à une cinquantaine de concerts dont trente sur Toulon. Maintenant, quand on repense à nos premières compos et qu’on les rejoue pour rigoler, on rigole bien et on comprend pourquoi les gens ne réagissaient pas. Pour ce qui est de l’actualité, on vient de sortir notre premier EP. On a repris les concerts la semaine dernière avec déjà une quinzaine de dates. On reviendra à Lyon le 29 février, mais cette fois à la Plateforme. L’objectif est de continuer à en trouver pour vraiment défendre le maxi.
 
Vous avez une personne qui vous aide dans toutes ces démarches ?
P. : Non, et la difficulté c’est vraiment ça, cela prend beaucoup de temps de démarcher. Pour l’instant c’est Olivier qui s’en occupe, mais trouver un label ou une structure est un objectif très important.
 
O. : Après, ça marche bien. Je sais c’est dur de se le dire mais vue que l’on a de bons retours et que l’on nous fait confiance pour des programmations, on a des raisons d’y croire.
 
Pour l’album aussi vous avez tout fait seuls ?
P. : On a été coproduit par les studios Coccinelle. Pour le pressage, on a été financé par le festival plage de rock qui a lieu à St Tropez. On a joué plusieurs fois pour ouvrir l’évènement, pour nous remercier ils nous ont offert le pressage des 1000 exemplaires.
N. : Le maxi est en vente sur internet et à la fnac de Toulon et Nice, bientôt Marseille et Aix. Avec les fnac, ce sont des contrats indépendants. On les soudoie, on les menace (rires).
O. : A la fnac de Toulon nous avons été très bien accueilli. Dès que j’ai prononcé le nom Appletop, cela a été une révélation pour la responsable. Elle nous avait vus en concert et était fan. Elle nous a même directement proposé de faire un show case qui a eu lieu la semaine dernière. On a d’ailleurs eu un super retour du public toulonnais. La salle du forum était pleine à craquer.
 
6-Que des amis ?
N. : Non, non. Les amis ne viennent plus trop, voir des visages nouveaux c’est cela qui fait plaisir.
 
Et le maxi s’écoule bien ?
P. : Ce qui compte avant tout c’est la diffusion. En le vendant à 5 euros on ne souhaite pas gagner de l’argent.
O. : Tant que l’on restera indépendant sur ça, on le fera. Avec un contrat nous n’aurons certainement plus toutes les cartes en main. Pour ce qui est des chiffres, à la fnac de Toulon on en a déjà vendu plus de 60.
 
Vous espérez à travers cette diffusion attirer un label ?
O. : On a plutôt tendance à les rappeler. Il faut leur courir après. On avait eu un bon retour de la part d’un label que l’on apprécie, on verra ce que ça va donner.
P. : Il nous faudrait des dates à Paris.
 
La vie du groupe, c’est des répétitions très régulières, seulement le week-end parce que vous êtes étudiant et qu’il y en a un à Marseille, l’autre Nice ?
P. : Oui c’est à peu près ça sauf que moi je suis à Grenoble. On répète donc presque tous les week-end de façon très intense, pendant les vacances on essai de faire des résidences comme celle que l’on va faire à Toulon la semaine prochaine. Ca nous oblige à réfléchir les chansons dans notre coin.
 
C’est beaucoup de sacrifices, le jeu en vaut la chandelle ?
P. : Non, ce ne sont pas des sacrifices
O. : Moi j’en ai marre, je crois que je vais bientôt arrêter (rires). Non, en fait si ça s’arrêtait j’aurais l’impression de perdre quelqu’un, ce n’est pas pour faire de l’émotion que je dis cela, c’est ce que je ressens.
P. : C’est un beau gosse romantique (rires).
N. : Ca va faire trois ans qu’on répète tous les samedi, si on continue c’est parce qu’il y a beaucoup de plaisir.
 
Et vos amis ou famille ne s’en plaignent pas trop ?
P. : C’est une bonne question. C’est vrai, peut être que certains se disent que l’on court après un rêve complètement décalé parce qu’ils pensent que notre musique c’est de la merde. Après, je ne crois pas que nos amis pensent cela.
O. : L’autre jour Marine m’a dit : « Et vous ne faites que vos 7 morceaux en concert ». Non pas du tout
N. : Non, on en a un 8ième maintenant (fou rire général)
 
Vous passez des messages à travers les chansons ?
P. : Ce sont des textes assez flous, libres. On ne parle pas d’anecdotes précises. J’aime bien l’idée de pouvoir laisser le public s’approprier les chansons. Comme le font Arcade Fire ou The National.
O. : Ce sont des histoires
 
Vos histoires ?
O. : Des histoires…
 
Quel recul portez-vous sur votre production, encore une grosse marge de progression ?
P. : J’aime ce que l’on fait et je trouve qu’il ya des trucs vraiment bien et de bonnes mélodies dans l’EP. Après forcément si on se dit que c’est le meilleur truc du monde on se trompe. J’espère que l’on va continuer à avancer. D’ailleurs je pense que dès l’été on va retourner en studio pour faire un deuxième maxi.
O. : On aime bien l’esprit des maxi, d’une part parce qu’on aime le côté objet du support et ça sort plus souvent. Je ne suis pas pour l’idée de faire un album tant que l’on ne sera pas distribué. Tu fais un album, un deuxième, tu arrives au troisième sans être connu. Le format maxi, je préfère pour l’instant
P. : Oui et puis c’est comme la différence entre écrire un roman et une nouvelle (rire de Nicolas et Olivier). Je fais juste une métaphore et ils sont perdus.
N. : Pour la diffusion c’est plus facile aussi. Personnellement entre acheter un maxi à 5 euros et un album à 12 euros d’un groupe que je ne connais pas, mon choix est fait.
 
Pour finir, quels suppléments les spectateurs vont trouver dans vos concerts par rapport à vos enregistrements ?
Tous : La folie, la fougue, la transpiration, les acouphènes, les cordes qui cassent quelque chose de beaucoup plus vivant.

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Par Frédéric Gille - Publié dans : Interviews artistes
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 18:33

La power pop est leur crédo, ils viennent de signer leurs second EP dans leurs nouvelle formule et nous viennent de Clermont-Ferrand, vous avez reconnu Xanthine. Le trio clermontois fan de l'ASM venu pour continuer leur percé nous accorde une interview juste avant leurs balances au Citron. 

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Bonjour moi c’est Frédéric, reporter pour le Citron et vous ?
Damien : On est Xanthine, moi c’est Damien, bassiste et chœur un petit peu mais bien.
Victor : Oui enfin tu essaies de chanter, il paraît que chanter faux c’est faire du rock aujourd’hui. Moi c’est Victor, guitare chant.
Pierre : Moi c’est Pierre, batteur et on vient de Clermont Ferrand

Le groupe à pris naissance à Clermont Ferrand ?
V. : Oui. En fait Xanthine existe depuis six ans. C’est mon projet à la base. Le groupe a pas mal changé de membres. Il y a quelques temps, certains on prit d’autres chemins. Deux membres du groupe jouaient dans Kissinmas, ils ont préféré continuer avec ce groupe. L’autre guitariste a alors décidé de monter son projet folk St Augustine, il sera aux découvertes du printemps de Bourges cette année. Je me suis du coup un peu retrouvé seul, à l’époque on passait sur le mouv’ dans les autoprod. On avait un morceau sur une compilation rocksound. Tout ça me donnait envie de continuer. J’ai alors rencontré Pierre lors d’un concert à la copé et je lui ai proposé de rejoindre Xanthine.
P. : Exact. En fait, je joue dans un projet Hardcore, Fat Ass, mais j’ai toujours aimé la pop et le projet me plaisait donc j’ai rejoint Victor. Je joue toujours en parallèle avec Fatas
D. : Je jouais dans un autre groupe. Je l’ai quitté pour rejoindre Xanthine. Ca fait deux ans maintenant que l’on joue ensemble
 
Et tous ces changements ont eu quelles conséquences sur le groupe ?
V. : Les influences sont les mêmes, mais avec l’arrivée de Damien et Victor, je les trouve mieux digérées.
D. : C’est plus dépouillé, avant ils étaient quatre dans le groupe. A trois on va directement à l’essentiel, le trio c’est l’énergie pure. Un format ou chacun doit avoir sa place et où la cohésion est très importante. Il y a aussi eu le passage à l’anglais.
V. : Oui en fait Xanthine chantait en français. Pendant un an on a continué sur cette formule, mais on s’est vite aperçu que les phonèmes anglais correspondaient mieux à ce que l’on fait. Ca nous a aussi rapprochés de nos influences qui sont anglo-saxonnes. C’est tout simplement plus cohérent et ça passe mieux. On arrive à rentrer dans des circuits qu’on n’arrivait pas à intégrer. Certains trouvaient qu’en français c’était ringard et maintenant ils trouvent cela rock’n roll. Xanthine c’est power pop, il y a donc beaucoup de mélodie. En français ça peut vite devenir variétoche.
P. : Oui, enfin Xanthine c’était un peu mou du cul avant. J’ai toujours aimé le style de Victor, ses compositions tendus, mais ça ne suivait pas derrière. Je lui ai dit ce que j’en pensais et que je voulais rendre tout cela plus énergique. Le batteur de Nada Surf, même si il joue dans un groupe power pop, il envoie. Alors j’ai dit à Victor, on va faire un truc comme ça. J’ai plus d’expérience dans le hardcore, mais attention ce n’est pas du métal, je ne suis pas tout le temps en train de blaster.
D. : En fait, j’ai une formation de batteur, je suis un faux bassiste. C’est vrai que le jeu très aérien de Pierre apporte beaucoup. Pour le coup c’est un batteur que l’on entend.
V. : Je dirais même que Pierre a posé des rythmes qui ont révélé le côté tendu de mes rifs.
P. : Arrêtez, je vais pleurer
V. : Non, mais vraiment. Avant je n’avais peut être pas ce rythme qui me soutenait. J’ai aussi changé ma façon de composer. Avec une guitare solo je composais les lignes de ma guitare à cheval sur la basse maintenant je les dissocie.
 
En tout cas deux EP en deux ans, vous enregistrez beaucoup, pourquoi ?
V. : On part du principe qu’un enregistrement c’est un instantané. On aime ce côté. On est vraiment pas dans la logique de l’album, par exemple on a deux nouveaux titres, je pense que l’on va vite les enregistrer. Tout ça c’est bien sûr du do it yourself, mais on le fait dans de bonnes conditions. On n’enregistre pas dans un garage, même si ça peut être honorable, ce genre de lieu peut permettre d’avoir les sons bruts
 
Et vous composez beaucoup, chaque répétition est l’occasion de préparer de nouveaux morceaux ?
P. : Si on répétait plus souvant on le ferait, mais comme je suis étudiant à Montpellier, les répétitions ont toujours lieu avant des échéances, enfin très souvent. C’est Victor qui compose chez lui, on revient dessus avec Damien pendant les répétitions.
V. : En fait j’arrive avec un truc. Je suis tout content et au final beaucoup de choses changent. One and the same, qui est un des morceaux du maxi, est ternaire. Pourtant quand je suis arrivé avec en répétition, il était binaire. Sur le coup il y a de la frustration parce que tu t’es imaginé un truc mais au final j’aime ce mode de fonctionnement.
P. : On considère vraiment la musique en tant que groupe. C’est important de noter cela.
 
Peut être parce que vous avez découvert la musique à travers des groupes et non des artistes, non ?
P. : Je n’avais jamais fait le rapprochement mais ça doit être ça.
V. : Nos influences principales sont Weezer et Nada Surf mais, allez on va te citer des trucs un peu moins connu. J’aime beaucoup la scène belge avec Girls in Hawaï, Malibu Stacy et Metal Molly, qui n’existe plus. Il y a aussi tout ce qui est californien avec les Fontains of wayne. On reste open à tout ce qui se fait maintenant. Il y a pas mal de monde aujourd’hui qui ne jurent que par les années 70. Si on voulait faire les péteux on te dirait qu’on écoute les Kinks au lieu de dire Weezer qui sont les héritiers des Kinks.
 
On entend dire qu’à Clermont ça bouge bien pour le rock, alors ?
 V. : Clermont rock city ! A Clermont, il y a une grosse structure, la Coopérative de mai. Elle essai de faire monter les groupes, mais il faut être dans le bon wagon. Aujourd’hui c’est plus le garage et le folk qui montent dans l’ascenseur. Après on les a rencontrés il y a peu de temps et ça c’était bien passé, on attend maintenant. Pour l’instant on avance seul et tant que la création sera là, que l’on prendra du plaisir on continuera. Même si c’est plus difficile que dans le Hardcore par exemple où les échanges de dates sont plus fréquents.
P. : C’est vrai qu’avec Fat Ass on tourne plus.
 
Mais dans ton esprit, Pierre, c’est clair, si l’un te propose un concert à Paris et l’autre un concert le même jour à Londres, tu choisis lequel ?
P. : C’est déjà arrivé, mais pas entre ces deux villes. En fait, je pars du principe que c’est le premier qui m’a prévenu pour un concert, même s’il est petit, qui a la priorité. Ca n’a jamais été un frein.
 
Pour finir, quels suppléments les spectateurs vont trouver dans vos concerts par rapport à vos enregistrements ?
V. : Comme on te disait tout à l’heure, on essai d’enregistrer dans les conditions d’un live. Donc au niveau du son il n’y a pas de surprises, peu être un côté encore plus brut. Il y a bien sûr l’énergie du concert et le fait de nous voir.

P. : L’autre jour, deux personnes sont venue me voir à la fin d’un concert à la Coopé et m’on dit : « On vous avait vus dans un petit bar, on n’avait pas trop aimé, mais la on a prit une claque ». Au final je pense que Xanthine on aime ou on n’aime pas, il n’y a pas d’entre deux.


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Par Frédéric Gille - Publié dans : Interviews artistes
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 10:26
Après avoir livré un concert énergique et très électrique un peu à la Supergrass le groupe Montpelliérain nous accorde une interview autour d'une bonne pizza du Citron (moi aussi j'ai profité de la pizza).

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Cobson, c’est la rencontre de trois montpelliérains ?
Yannick : Moi et Laurent, nous sommes Montpelliérains. On se connaît depuis 15 ans. Nous avons rencontré Anna par annonce. On cherchait un chanteur pour notre groupe et finalement on a trouvé une chanteuse. Le groupe a tenu un an et ensuite s’est un peu scindé et depuis nous sommes trois.
 
Votre style musical a évolué avec ces changements ?
Laurent : Avant l’arrivée d’Anna c’était plus pop, plus facile. Ca ne veut pas dire que ce que l’on fait avec Cobson soit compliqué.
Anna : En fait on a repris mon projet personnel, je suis arrivée avec 6 morceaux, je travaillais seule avant. On a fait pas mal de concerts depuis que l’on s’est formé. On n’est jamais parti en tournée d’un mois par exemple. Nos dernières dates étaient à Montpellier, Toulouse et l’audition du printemps de Bourges en décembre. Avec ce concert que l’on vient de faire ce soir c’est la reprise.
 
La découverte de la musique s’est faite à travers quel groupe ?
A : Par rapport aux influences je dis toujours la même chose, une petite histoire que je raconte. Ma mère avait une cassette dans l’AX et dessus il y avait Léonard Cohen, David Bowie, Paulo Conte, j’ai découvert la musique avec ça. C’est vraiment la base. Après j’ai évolué. J’ai d’abord commencé à travailler avec un arrangeur. Puis j’ai appris chez moi, j’ai acheté ma première guitare électrique. Mais c’est vraiment avec Laurent et Yannick que c’est devenu électrique.
 
Sur scène vous nous avez parlé d’un futur enregistrement, c’est pour bientôt ?
L. : A partir du 30 mars. On a loué un gîte dans l’arrière pays pour dix jours. On pourra donc travailler non stop, pas comme en studio. On arrive avec des morceaux déjà bien réfléchi. Il y a encore du travail, mais on devrait y arriver. En tout cas ce sera surement moins hargneux que sur scène.
 
 
C’est surtout pour le plaisir d’enregistrer ?
A. Non. C’est pour continuer, avancer, on ne répète pas juste le mercredi. Tant que l’on est persuadé de ce que l’on fait on continuera. C’est un truc qu’on a là, si jamais je me découvre une passion pour la poterie peut être que j’arrêterais (rires). Non, et puis on a eu beaucoup de critiques positives. Pour deux ans d’existence, on a fait pas mal de choses. Deux EP sont déjà sortis et il y a peu un trois titres pour pouvoir démarcher des dates, mais aussi des labels, des tourneurs. Ca se passe bien, on fait nos pochettes, nos stickers. Avant de se lancer dans l’album.
 
Mais jusqu’où êtes vous prêt à développer le groupe et est ce que ce développement se fait facilement ?
Y. : Anna est étudiante, Laurent est en recherche d’emploi et moi je travaille depuis pas mal d’années. Par rapport à l’évolution du groupe on est à un moment où l’on peut encore moduler nos emplois du temps.
A. Si on est logique avec nous même, on espère qu’un jour on aura des choix à faire. Mais jusqu’à présent nous n’avons pas eu d’ultimatum comme une tournée d’un mois aux Etats-Unis. Le jour où l’on n’aura pas l’opportunité bien sûr on se posera la question. Après on veut se dire que l’on aura fait ce qu’il faut pour réussir.
 
Après avoir écouté vos titres, je ne pensais pas voir un set si énergique, agressif, pourquoi cette différence ?
L. : Les enregistrements ont tendance à aseptiser la musique, le live c’est cash. Il peut m’arriver d’aimer en concert un groupe mais le détester sur album. Ce soir on a eu envie de faire un set énergique, d’aller droit au but mais on sait aussi faire de la musique calme. Quarante minutes ce n’est pas significatif de ce que tu fais. L’album ce sera un mix entre le calme et l’énergique.
A. : Oui voilà pourquoi tu as dû être surpris par rapport aux titres qui sont sur My Space.
L. : Et puis ce n’est pas évident de restituer ce que tu fais en live. Pour certains styles c’est peut être plus facile. Par exemple, Franz Ferdinand, ils sont partis sur une structure disco facilement transposable. Alors que nous on part de choses plus tortueuses, c’est plus difficile de retranscrire en studio quand tu ne fais pas quelque chose de fm.
Y. : Ca dépend de la démarche que tu souhaites avoir. Nous, on cherche à faire quelque chose qui nous correspond. On n’en est pas là, mais certains groupes ont fini par quitter leurs démarches indépendantes pour mieux marcher.
 
L’idée d’insérer deux titres plus radiophonique à l’album vous a effleurés ?
A. : Jamais, ce n’est pas un truc sur commande. Sting a eu des paroles qui m’ont rassurée, c’est qu’il faut travailler. Des titres qui viennent comme cela j’en ai eu trois ou quatre mais la plupart on les travaille beaucoup.
 
Pensez-vous que Montpellier est une bonne place pour grandir ?
A. : Au début oui, mais ça fait un an que l’on tourne un peu en rond. Une fois que tu as fait le Victoire 2, le Rockstore il n’y a plus rien d’autre. On est un peu les loosers comme le groupe Brian Jonhson Massacreur dans le film Dig.
 
Je n’ai pas vu ce film
Tous : Boooh !
Y. : Allez ça va te prendre une heure et demi dans ta vie.
A. : C’est un film génial qui raconte en parallèle la progression des Dandy Warhols et des Brian Jonestown Massacre. Les premiers cartonnent, les deuxièmes manquent de chance. Depuis ils se sont repris, ils étaient aux transmusicales l’an dernier et marchent vraiment. On se sent un peu comme eux parce qu’on ne sait pas pourquoi ça n’avance pas plus vite. Tu fais des démarches, tu as des retours, mais les gens restent muets. Si on n’avait pas rencontré Pierre, le manager de Music Is Not Fun, peut-être que nous n’aurions pas joué ici ce soir. On les avait dépannés pour une date à Montpellier. Il nous a renvoyé l’ascenseur. C’est un petit milieu, le réseau compte beaucoup.
L. : Et il faut noter qu’on a plus de reconnaissance de l’étranger. On ne doit pas faire de la musique qui corresponde au public français. Ou alors c’est plus de la musique pour trentenaire qui sortent peut être moins et pas du tout le rock pour midinette qui cartonne en ce moment. C’est parfois plus facile de partir et ensuite de revenir en France. Tahiti 80 ont d’abord tournée au Japon pendant 4 ans avant de revenir.
 
Quel pays serait la cible ?
L. : Ce serait les Etats-Unis, parce qu’il y a 250 millions d’habitants. Si tu fais 1% de part de marché cela fait déjà un bon public. Il y a là bas une véritable culture la musique, une réelle ouverture.
Y. : Mais attention, ce qui va ressortir de l’interview c’est qu’on est pessimiste. Alors que non, pas du tout
 
 
On le trouve où votre optimisme alors ?
A.: Il est sur scène, voir le plaisir dans le regard des gens, même s’il n’y a que quatre personnes. Ce soir c’était vraiment cool d’ailleurs. On prend vraiment beaucoup de plaisir ensemble et on a commencé à mettre en place un nouveau concept.
 
Qui est ?
A.: La vente de concert sur Ebay. Une vente aux enchères. Notre première vente s’est élevée à un montant de 17 euros 50. Les gagnants étaient des amis Montpelliérains, alors que nous on pensait partir en Angleterre. On pense bientôt le refaire. La personne qui gagne l’enchère doit simplement nous payer le déplacement, mais si c’est pour jouer dans son salon on le fera. 
L. : Au final on souhaite jouer le maximum possible mais toujours dans la démarche, celle de ne pas payer pour jouer.

SITE OFFICIEL DE COBSON
Par Frédéric Gille - Publié dans : Interviews artistes
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 18:11

Pendant que certains vont profiter de la neige fraîche, d’autres retrouveront le chemin de la scène pour ces vacances d’hiver. Le citron sera le point de rencontre de ce grand weekend de chassés croisés musical entre Cobson (Montpellier), Appletop (Toulon), Xanthine (Clermont-Ferrand) et deux groupes du cru : Absolut Cybélia et The Electric Ladyland.

undefined Vendredi soir, veille de départ, Cobson, peut être sur le chemin des Alpes, viendra chauffer le citron avec son indie rock. Les Héraultais influencés par Deus, Sonic Youth, Pixies mais aussi Portishead ont des arguments à revendre et leur musique allant du blues jusqu’au rock énergique devrait réjouir un public large. La voix féminine du groupe apporte une belle sensualité aux morceaux du combo, espérons qu’ils pensent aussi à nous amener le soleil Montpelliérain. Pour les accompagnés, Absolut Cybélia qui a fait parlé de lui grâce aux concours Emergenza 2007, attendait les vacances avec impatience. Année d’examens oblige, ils mangent leur pain noir, mais à n’en pas douter, leur rock aux accents français n’aura pas perdu de sa valeur. 

undefined Pour Electric Ladyland, l’année scolaire 2007-2008 rime aussi comme une année de disette. Le bac dans un coin de la tête, les enfants lyonnais des Pink Floyd seront plein d’énergie samedi pour servir au Citron leur rock progressif. Ils feront à cette ocasion un enregistrement du concert qui sera ensuite disponible sur internet. Les deux autres groupes de la soirée, Xanthine et Appletop, viendront défendre leurs nouveaux enregistrements : Play it until 23’22’’ pour les Clermontois et Don’t tell of your friend, EP de sept titres, pour les Toulonnais. Les deux groupes sont nés dans le même chaudron. Celui du power pop forgé par Weezer et Nada Surf, mais les deux groupes n’ont pas pris des chemins identiques. Les Xanthine semblent pencher pour le côté power alors que les Appletop pour le côté pop.
 
Vous comme moi, vous n’êtes peut-être pas concernés par ces vacances d’hiver, mais l’arrivé de ces vacances tombent à pic. Elle va vous permettre de retrouver ces groupes en manques de concerts et de découvrir des groupes venus des quatre coins de la France. Alors skieurs attendez dimanche pour manger de la neige.
Par Frédéric Gille - Publié dans : Edito
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 18:57
Place aux risques, à l’imprévu, l’inattendu. La face B, parfois inconnue, révèle souvent de très beaux morceaux et des interprétations originales. Pour la soirée Letharpop, il y avait suffisamment d’ingrédients pour la remplir. Purple Lords, A*Song et Ravenhill s’en sont chargés, avec au passage une belle surprise pour finir.

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Le rock des Purple Lords inspiré des Sonic Youth a toujours séduit le Citron. En acoustique, la donne change et le groupe réinterprète ses morceaux pour se muer en groupe de country, blues rock. Le thème du set était Johny Cash. Reprendre cet artiste sublime n’est pas chose aisé à faire, pari réussi sur la reprise jouée par le combo. Un blues pour clore ce concert bien inspiré, le public en redemande encore.
 
Mais où est Alexy ? A*Song avait perdu son basiste et Benjamin etait revenu à la batterie pour ce concert. Malgré les changements, l’esprit reste. Matthieu (Deja Vu) assure à la basse, même en inversé, et Kooz (Talens Trio) lui aussi à la basse se rappelle au bon souvenir de Coffee Baby. Ce set rock emmené par la voix puissante de Thibault sonne comme le groupe écossais The Zutons. Cela par des pieds qui tapent en rythme et monte jusqu’à la tête qui bouge dans le tempo, impossible de rester de marbre.
 
Ravenhill, groupe de rock progressif, venu sans batteur, pensant jouer le jeu de l’acoustique à finalement trouver en la personne de Frank (Purple Lords) un batteur qui a su se fondre dans le tempo du set. Un concert, où la voix de Sylvain a fait mouche, un quelque chose de Jeff Buckley, en particulier sur la reprise de Perfect Day de Lou Reed. Les morceaux dans cette formule acoustique ne rendent pas la pleine mesure du groupe mais dans la cave du Citron le public ne semblait pas s’en déplaire. Une piste d’étude pour cette toute nouvelle formation lyonnaise.
 
La fin de la soirée se termine en bœuf, Sylvain (Ravenhill, Fireball F.C.) lance une jam session, il invite tout les musiciens à venir sur scène. Reprises des Doors, Stooges… s’enchaînent. Julien (MINF) revenu de son concert au Ninkasi est même sur scène. La famille lyonnaise réunie au sein même du lieu qui les a vu naitre, j’ai nommé le CITRON.
Par Frédéric Gille - Publié dans : Chroniques de concerts
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 18:49
Sur cette face, il y a peu de place à l’improvisation. C’est la face impécable, celle du tube. Elle n’est pas composée d’inédits, sans grande surprise mais efficace. Gandharva, Deja Vu et Fireball F.C. composeraient cette face pour la soirée Letharpop 

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La lourde tâche de lancer la soirée était réservée au tout jeune groupe Gandharva. Ceci n’a pas eu l’air d’impressionner les quatre acolytes. Plongés dans leurs instruments, ils ont servi un rock aux sonorités blues. Complètement concentrés, ils ont réussi à investir le public avec leur son et aussi à les surprendre sur une reprise d’Angie, le célèbre titre des Rolling Stones.
 
Fireball F.C c’est la surprise permanente dans la composition d’équipe. Il est ainsi normal de les retrouver sur la face A. Pour ce concert acoustique Fireball F.C. a relevé la tête par rapport à son dernier concert au Citron, la formule rock 60’s, 70’s se transposant de belle manière en acoustique. Elle laisse moins de place pour les séquences longues, mais les morceaux She’s fine, Technicolor Teenage Party pour ne citer qu’eux font toujours autant claquer des mains, agréable.
 
Pour ce concert acoustique, Deja Vu n’avait pas préparé de set liste. Poussé par le public ils ont naturellement orienté leur concert sur les titres du futur nouvel album. Le groupe, on le sent, prend un véritable plaisir à jouer ces nouveaux morceaux. Comme ci Deja Vu avait franchi un nouveau pallier, plus envie de revenir en arrière mais la volonté d’avancé avec Alison Gray, 1967, Reminghton Blues.
 
Un savant mélange de jeunesses et d’expériences ; de rock blues, 70’s et actuel. La face A sera satisfaire un large public amoureux de guitares acoustiques.
Par Frédéric Gille - Publié dans : Chroniques de concerts
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 18:34

Samedi soir avait lieu au Citron une soirée acoustique, avant celle-ci Ravenhill s'est prété au jeux de l'interview :

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Vous jouez ce soir au Citron un concert acoustique à trois, cependant vous êtes 5 dans le groupe, qui sont les acteurs de Ravenhill ?
Sylvain : Ravenhill, c’est une association de gens qui viennent de domaines différents. C’est parti de moi et Niko, un projet qu’on avait depuis longtemps. On s’est rencontré au Lycée où on a commencé à faire de la musique. Au fur et à mesure on a monté des groupes, qui n’ont pas forcément fonctionné, on s’associait avec des gens qui étaient moins motivés. A un moment donné, on a un peu tous arrêtés de jouer en groupe. J’ai commencé à enregistrer des morceaux dans mon coin. Et puis, via Myspace j’ai rencontré Bill, l’autre guitariste de Ravenhill, on a commencé à travailler ensemble. Après j’ai rappelé Niko, c’était l’année dernière. On a vraiment trouvé notre bonheur en novembre. On a rencontré Philoons et Moïse, le bassiste et le batteur, qui jouaient déjà ensemble dans d’autres formations. Au final c’est un ensemble de personnalités bien différentes, mais ça reste cohérent
 
L’univers musical de Ravenhill c’est du power rock psychédélique ?
S. : Oui on peut dire ça comme ça, ou rock psychédélique tout simplement. C’est difficile de mettre des mots sur notre musique.
Niko : C’est pas mal de choses psychés, 60’s-70’s, mais aussi modernes avec des influences venant de Radiohead, Interpol.
 
Pourquoi cet univers ?
S. : Ca c’est fait naturellement. On a toujours eu un goût pour le bizarre en général. A la fois pour les trucs très mélodiques mais aussi bruitistes avec des effets qui partent dans tous les sens. Du coup, dans certaines chansons on fait des ponts entre des trucs mélodiques et des trucs plus progressifs. On joue beaucoup sur la nuance. On essai de faire des grandes variantes d’intensité. Un peu comme Led Zep le faisait, passer du chaud au froid.
 
La place de chacun dans cet univers ?
S. : Chacun apporte sa pierre. On bosse surtout sur les démos que j’ai enregistrées à la maison. Elles sont vraiment retravaillées et prennent une ampleur différente. Chacun a un jeu particulier, par exemple entre les deux guitares il y a complémentarité. Bill est traditionnel dans son jeu, plus à la Hendrix, des grosses guitares qui partent un peu dans tout les sens. Niko est plus moderne, plus expérimental, influencé par les années 90.
 
Et depuis la création du groupe vous avez déjà fait des concerts ?
S. : On en a fait deux. Là, c’est le troisième, un peu différent, comme c’est acoustique.
 
D’ailleurs, l’aventure live vous souhaitez la vivre de quelle façon ?
Bill : On est en plein démarchage, salles de concerts, festivals. On a enregistré une maquette de quatre titres que l’on envoit depuis le début de l’année. Par rapport à l’espace, on aimerait jouer dans des salles plus grandes que le Sirius ou le Citron. On a une musique qui à besoin d’espace. Dans les petites salles on se sent un peu bridé, mais l’effort d’y jouer on va le faire car au début on jouera plus souvent dans ces salles.
S. : Ce soir on se sert un peu la ceinture. On a revu les chansons de façon minimaliste. On oublit les passages qui partent dans de gros effets. On a gardé la structure des chansons et la mélodie.
B. : Pour l’instant on a travaillé un set électrique donc la transposition est vraiment difficile. Peut être que dans deux ans on aura deux heures de set et au sein trente minutes qui s’appliqueront en acoustique.
S. : Et puis on n’a pas envie de se complaire dans notre scène. On est intéressé pour faire des concerts avec des groupes qui évoluent dans d’autres registres, électro, punk, jazz. On espère pouvoir s’exporter.
 
Par rapport aux répétitions, les morceaux évoluent en live ?
B. : C’est fidèle mais beaucoup moins fort au niveau sonore. Il y a un système de goniomètre dans les salles, nous on n’en a pas. On ne s’occupe pas de ça et on joue fort en répétition. On était un peu perdu pour les réglages des guitares, mais on essaie de rester fidèle et on laisse encore peu de place à l’impro.
Nico : Le final reste de l’impro, c’est un final qui dure plus de cinq minutes et qui évolue à chaque concert.
S. : On ne le fait pas encore beaucoup mais c’est quelque chose qui nous tient à cœur l’impro.
 
Vous essayer donc d’avoir de la créativité sur chaque morceau ?
S. : Oui, bien sûr. On retravaille le son avec des effets très portés sur la bizarrerie, on aime créer des sons. On utilise des instruments originaux comme la mandoline. Si plus tard des morceaux justifient d’utiliser d’autres instruments alors on le fera. On ne se donne pas de limite, on laisse évoluer notre musique. En général la structure des morceaux est souvent éclatée, pas traditionnelle. Il y a une grosse part instrumentale dans certain morceau. On ne se donne pas de cadre, si un couplet suffit on laisse le morceau tel quel. On n’essaie pas de rentrer dans les codes radiophoniques.
 
Dans le groupe c’est l’effervescence ?
N. : On est enthousiaste. Ca marche musicalement et on a fait deux premiers concerts, un au Double Six et l’autre au Sirius pour Dandelyon, très positifs. On était même surpris, ça s’est fait très vite. Le groupe était tout juste formé qu’on avait ces concerts.
S. : On aimerait pouvoir vivre de la musique. Le rêve c’est de pouvoir jouer tous les jours. Et puis dès les premières répétitions ça c’est super bien passé. On avait l’impression qu’on se connaissait depuis des années.
 
Un enregistrement pour cette année 2008 ?
N. : A oui, à fond. A l’automne on espère avoir quelque chose. On a les moyens de faire quelque chose de propre par nos propres moyens et comme on a les morceaux on fera tout pour le faire.
 
Vous souhaitez faire évoluer votre set ?
S. : Pour l’instant on a un set de trois quarts d’heure avec sept morceaux dans la boîte. L’objectif est de rajouter 45 minutes pour pouvoir agencer le set et avoir quelque chose de cohérent. Les morceaux pour allonger le set, on les a, il ne reste plus qu’à les travailler. On aimerait aussi développer le visuel, faire des projections liées aux morceaux. Des choses psychées, abstraites, qui illustrent la musique. Sans forcément créer une histoire, mais une ambiance pour que le public soit transporté par le son et l’image. Notre objectif n’est pas forcément de faire danser les gens, mais de les plonger dans quelque chose qui les fasse partir.

SITE OFFICIEL DE RAVENHILL
 
Par Frédéric Gille - Publié dans : Interviews artistes
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 18:10
Enfilez votre short, chaussez vos crampons, c’est parti pour 57 min 13 de match endiablé.
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La présentation du match donne envie. Beaucoup de grands joueurs lyonnais sont présents sur la feuille de match, en allant de Seb (Selar) jusqu’à François (Deja Vu). Toute la fine équipe des Fireball est là. On sait par ailleurs que le système de jeu a été principalement conçu et imaginé par Alexis et mis en place par Edward et Thibault.
 
En début de match sur un débordement côté gauche c’est le premier but : Technicolor Teenage Party (part 1), un rock 60’s, joué à une touche de balle, une action à vous faire décoller du canapé. Fireball F.C. joue haut et exerce une pression de tous les instants. Le second but Stax et sa voix saturée est vif, énergique, efficace. A 2-0, on relâche la pression pour laisser partir Hollow Vision, un peu de cuivre et un tempo plus pop laisse l’esprit se reposer. Arrive alors l’action la plus construite, Dr Gonzo, tout le monde touche le ballon, Fireball F.C expose sa technique puisée dans les géants du rock des années 60-70. 17ième min, Le coup franc psychédélique Plastic Sound part des 35 mètres. La frappe flotte dans les airs et finit sa course dans la lucarne. A peine remis, c’est sur un contre, She’s fine, que le score s’aggrave. Une très belle remontée de balle conclut par une reprise de volée, ouh, ouh ! L’intensité est énorme et oblige les adversaires à faire des fautes. A la 23ième min, Edward est fauché dans la surface, le penalty Bal de la terrasse prend à contre pied, magnifique. C’est la mi-temps.
 
Dès la reprise but, Royal fuzz, un face à face avec le gardien conclut par une belle pichenette. Le but Little, sur corner, est tout aussi beau. Deux voix se connectent, l’une tire, l’autre reprend au vol. Sur un coup de billard, Shout, on est un peu perdu au cours de l’action, mais le ballon finit par prendre le chemin des filets. 38ième min, instant tragique, mélancolique, Flying away, c’est le but contre son camp, l’équipe est atteinte. Elle garde la tête haute et repart d’un seul homme pour marquer With You. Le top but, on écoute, on profite. C ‘est la fin du match, la joie règne dans les rangs du Fireball F.C qui conclut par un but apaisant, Maggie song. C’était sans compter les arrêts de jeu, à nouveau Technicolor teenage party (part 2), mais cette fois par un débordement sur le côté droit clôt le score, dans les tribunes c’est la folie.
 
Si l’on compte bien cela fait quatorze buts pour quatorze actions. Un ensemble cohérent, une atmosphère qui sent bon les années 60, des joueurs remarquables, ce match est un plaisir du début à la fin. Comme quoi un 4-4-2 à l’ancienne, c’est toujours payant.

SITE OFFICIEL DE FIREBALL
Par Frédéric Gille - Publié dans : Actu groupes
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 08:47

Pour leur premier concert au Citron, le groupe lyonnais nous accorde son premier interview

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Ce soir vous jouerez pour la première fois vos compositions, quelle est l’histoire de votre groupe ?
Au début on était trois dans le groupe, Billal (guitare), Corentin (basse) et Adrien (guitare, chant). On a commencé à jouer vers 14 ans, passionnés par la musique des années 60-80, celles  des Stones, Beatles. On avait les cheveux longs, on écoutait Hendrix, Pink Floyd. On amenait nos guitares au lycée pour répéter à la pause. On vivait la musique à fond. Corentin ne faisait pas de musique, on lui a proposé de se mettre à la basse et il l’a fait. On s’est appelé les weac. Il nous manquait un batteur et sur annonce Christophe nous a rejoints. Dès la première répétition, ça s’est super bien passé. On a essayé de chanter mais on est bien content d’avoir rencontré Marine qui est devenue notre chanteuse. C’est alors que l’on a changé de nom. On est devenu les Memories. On est en décalage par rapport à notre génération et on voulait rappeler à travers notre nom le rock des années 60-80.
 
C’est d’ailleurs assez rare pour un groupe de rock d’avoir une chanteuse, comment le ressentez-vous ?
Les mecs : À la base, on n’était pas trop pour une chanteuse. Ca apporte pas mal d’ennuis quand tu as que des mecs autours, mais Marine ne pose aucun problème de ce côté-là. Et puis sa voix correspond avec ce que nous jouons. Elle est blanche et blonde mais elle a une voix gospel.
Marine : J’adore. Ce n’est pas une question de séduction ou autre. C’est plus le fait d’être chouchoutée et les mecs, c’est quand même plus simple à vivre.
 
Comment voyez-vous l’évolution du groupe ?
On est optimiste, on a vraiment envie que le groupe se développe. Adrien se donne à fond pour trouver des plans et faire avancer le groupe. La première étape serait d’être bien connus sur Lyon. Il y a beaucoup de groupes, mais on pense avoir notre place par rapport à ce que l’on fait. Un des choix les plus difficiles a été celui de la langue. On a finalement choisi de chanter en français. On a 5, 6 titres dans la boîte. On aimerait d’ailleurs enregistrer trois titres pour pouvoir les mettre sur notre Myspace.
 
Pour finir si vous aviez un ticket pour faire une première partie, ce serait de qui ?
Les Rolling Stones bien sûr.

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Par Frédéric Gille - Publié dans : Interviews artistes
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